PATRICK RIMOND

http://www.patrickrimond.com


     

 

 

 

Patrick Rimond   

Né en 1968 à Valenciennes.
Visa d'artiste au japon (2000).
Membre fondateur de l'association "L'entre prise".
Photographe depuis 1996.
Diplôme d'ingénieur (1995).

Expositions personnelles (sélection)

2009 Plaza Gallery, Tokyo. En collaboration avec Japon-Création (http://www.plaza-gallery.com/)    

2008 Galeria O.N., Poznan.

         Hospice d'Havré, Tourcoing. En collaboration avec Japon-Création et l'Association Hélio (http://www.heliophoto.fr)

2006 La Générale, Paris.

         KH15 Gallery, Berlin.

2005 Espace Pier Paolo Pasolini, Valenciennes. Dans le cadre du Festival des Transphotographiques.

2003 Galerie Hitomi Bushi D'Eau, Paris.

2002 Graf Museum Gallery, Osaka (http://www.graf-d3.com/gm/index.html)

2001 Fashion Museum Gallery, Kobe.

1999 ISSISS Gallery, Kyoto.

1998 Flanders Center Museum Gallery, Osaka.


 

Expositions collectives (sélection)

2009 Central Slovakian Gallery, Banska Bystrica, Slovaquie.

2008 FNAGP, Maison d'Art Bernard Anthonioz, Nogent-sur-Marne.

        La Générale en Manufacture, Parcours West II, Sèvres.

2007 Fotospace, Wroclow, Pologne.

        Centre Culturel Jean Cocteau, Les Lilas.

2004 Galerie Nikki Diana Marquadt, Paris.

        Maison de la Photographie, Lille.

2002 Musée de l'Histoire de la Photographie, Cracovie.

2000 Galerie Rocket, Tokyo, Commons & Sense Magazine.

 

Patrick Rimond, 2002 :
    "Jusqu'ici, je sépare le monde en deux catégories sans interaction : les gens d'un côté; et les paysages de l'autre. Mes photographies n'ont aucune vocation documentaire, elles ne sont que l'expression de mon rapport psychologique au monde. " Où ", " quand ", " quoi " et " qui " sont des questions que je ne me pose pas quand je réalise et quand je sélectionne mes images.
    Dans les paysages urbains, c'est pourtant bien la réalité que je photographie mais celle-ci n'est qu'un support que j'utilise pour me projeter. Ma photographie ne s'encombre d'aucun prétexte esthétique ou documentaire, son seul objet - avoué et assumé est le rapport qui existe entre moi le monde.
    Les portraits se veulent la trace d'un rapport humain d'un instant, vécu entre deux personnes. Je cherche à percevoir une personne dans ce qu'elle a de plus profond, de plus intime, comme je voudrais toujours pouvoir le faire dans chacune de mes rencontres. Ses images de visages (d'yeux?) ne permettent pas la construction d'une histoire, elles obligent le spectateur à faire face avec toute son "âme" à un autre être humain.
    La photographie me permet d'éprouver et de fixer la distance qui me lie au monde extérieur. Elle est obsession et nécessité pour construire mon équilibre intérieur.
"

"Patrick Rimond", par Anna Bugajska, exposition au Musée de la photographie de Cracovie / festival Nowa Fabryka 2002. Dans Gazeta, 23/05/2002 :
    "Patrick Rimond a choisi comme champ d'action artistique la limite entre la ville et la nature. Ses images montrent des murs enlaidis par les graffitis, des plantes rachitiques emprisonnées dans des cours de béton, ou de la broussaille délaissée sous des poteaux électriques ; toutes ces choses que l'on trouve également chez nous [en Pologne]. Mais dans les photographies de ce Français, elles deviennent l'objet d'une observation brillante et l'expression d'un désir d'harmonie.
    Elles présentent parfois un ensemble bétonné oppressant, comme dans le film " Metropolis " de Fritz Lang, deviennent parfois le royaume des objets sortis de leur contexte, ou sont encore les dernières enclaves d'une verdure se battant pour survivre.
    Chacune de ces visions est convaincante par elle-même, et dans le même temps, elles constituent un ensemble qui tient plus du manifeste  artistique indépendant, que d'un réel portrait du monde de l'entre deux siècles.
"         

"Patrick Rimond, Paysages Irréguliers", par Valérie Douniaux, exposition à la Plaza Gallery, Tokyo, 2009 : "Les paysages "irréguliers" sont des images de lieux banals, sans identité évidente, dont quelques éléments accrochent le regard. Ceslieux apparaissent à la fois étrangement familiers et légèrement irréels, proches et volontairement distants. Le fil conducteur de cette errance périurbaine est la lumière. Elle définit les formes avec précision mais sans sécheresse, crée une atmosphère paisible et silencieuse, elle met en valeur les sujets tout en les maintenant éloignés, invite à découvrir la richesse des textures et des éléments, qu'ils soient naturels ou produits de la main de l'homme : tissus, roches, eau, métal, plastique ... Les paysages de Patrick Rimond sont construits sur des structures simples de lignes verticales et horizontales, apportant un sentiment de stabilité et d'équilibre. Dans le même temps, des obliques dynamisent l'image et incitent à l'ouverture de l'espace aussi bien physique que mental. L'énergie des photographies est amenée par les berges fuyantes, les ondulations de l'eau, l'étendue du ciel ou le vent qui fait voler un sac plastique abandonné. Ce déchet oublié s'affranchit de la simple satire des excès de la société de consommation auquel on le réduit souvent ; photographié sans affectivité, il est une image poétique, une évocation de mouvement et de vie. De même que le pull oublié sur une plage porte en lui, sans misérabilisme, la présence d'un vécu dont nous ne savons rien et que nous sommes libres d'imaginer, la trace d'une présence humaine dont sont par ailleurs quasi dépourvues ces images. "

 
 

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